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Psychologue libéral ou autoentrepreneur : faut-il choisir son statut ?

Psychologue libéral ou autoentrepreneur : choisir son statut.

Le 16 mars 2022 par Scriboupsy (mis à jour le 24 juillet 2022)

Être psychologue libéral ou psychologue autoentrepreneur, qu’est-ce que cela implique vraiment ? Qu’y a-t-il derrière ces deux statuts ? Peut-on être l’un et l’autre ? Doit-on être l’un ou l’autre ? Au moment de se lancer comme psychologue libéral, de nombreuses questions surviennent et le choix du statut est l’une des questions à laquelle il importe le plus de répondre. Coup de pouce au quotidien des psychothérapeutes libéraux, Scriboupsy vous propose d’éclairer votre lanterne sur la nuance qui existe entre ces deux statuts.

Profession libérale et autoentrepreneur : ce qu’il faut savoir sur ces statuts

Et si pour mieux comprendre le statut de psychologue libéral ou de psychologue auto entrepreneur, si on commençait par aller voir ce que nous dit la loi.

Définition d’une profession libérale au regard de la loi

Définie par la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012, une activité libérale se traduit par l’exercice d’une activité professionnelle non-salariée, non artisanale, non agricole et non commerciale. Le texte de loi précise même qu’il s’agit d’une : « prestation principalement intellectuelle, technique ou de soins mise en œuvre au moyen de qualifications professionnelles appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d’une déontologie professionnelle ».

On distingue deux catégories de professions libérales :

  • Les professions libérales dites réglementées, dont fait partie l’activité de psychologue, regroupent les professions libérales qui dépendent d’une autorité définie et énoncée par la loi. La profession de psychologue est la seule activité réglementée dépendant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
  • Les professions libérales non réglementées désignent les professions qui ne peuvent être classées ailleurs. On retrouve ici, le plus souvent, les professions créatives ou intellectuelles.

Et pour le statut d’autoentrepreneur alors, quelle définition ?

Le statut d’autoentrepreneur a, quant à lui, été défini par la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 sur la modernisation de l'économie. Il désigne une personne physique qui a créé une entreprise individuelle pour exercer une activité indépendante principale ou secondaire de type commerciale, artisanale ou libérale (à l’exception de certaines activités comme les agents immobiliers, la location d’immeubles non meublés, les professions judiciaires…). Le statut d’autoentreprise, confondu depuis 2016 avec le statut de microentreprise, permet de bénéficier d’un régime juridique simplifié sur le plan social et fiscal, contrairement à une entreprise classique.

Bon à savoir

Pas de TVA pour le psychologue autoentrepreneur ou non

L’une des particularités fiscales de l’autoentreprise est l’absence de facturation de TVA dont bénéficie les micro entrepreneurs. Sachez que même sans choisir ce statut un psychologue libéral est exonéré de TVA.

Psychologue autoentrepreneur et psychologue libéral : deux statuts incompatibles ?

Il y a souvent un amalgame de fait entre le statut de libéral et celui d’autoentrepreneur. Pourtant, les deux sont bien différents. Le statut de libéral indique l’activité professionnelle d’une personne au même titre qu’artisan ou commerçant. Le statut d’autoentrepreneur détermine, quant à lui, la forme juridique choisie par un entrepreneur au moment de la création de son activité. Il est donc à classer dans la même catégorie que les EURL ou autre SARL.

Il est possible d’être psychologue libéral en autoentreprise ou d’être psychologue autoentrepreneur en libéral. Normalement, seuls les professionnels exerçant une activité libérale non réglementée peuvent prétendre au statut d’autoentrepreneur, mais la profession de psychologue est l’une des exceptions (voir ci-dessous).

Bon à savoir

Psychologue et autoentrepreneur, l'exception à la règle

Bien qu'ayant une profession réglementée, un psychologue libéral peut très bien opter pour l'autoentreprise lors du choix de la forme juridique de son activité. C'est le cas pour trois autres métiers de la santé au sens large : les psychomotriciens, les ergothérapeutes et diététiciens. S'ils ont cette possibilité de choisir la microentreprise, c'est parce que ce statut nécessite une affiliation à la caisse de retraite CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse) ou à la Sécurité Sociale des Indépendants. Or, dans le domaine de la santé et du soin, seules ces 4 professions sont dépendantes de la CIPAV. En revanche, pour toutes les autres professions médicales ou de santé réglementées, il est tout à fait possible, sous certaines conditions, d'avoir une activité secondaire comme autoentrepreneur.

Le psychologue libéral : qui est-il ?

Le psychologue en libéral est donc un professionnel qui a ouvert son propre cabinet de psychothérapie. Le grand avantage est très certainement la liberté : organisation de l’emploi du temps, choix du lieu de consultation, du type de patients (adultes, enfants, personnes en situation de handicap…), des thérapies psychologiques proposées (thérapie de couple, individuelle, de groupe…), des outils utilisés...

Mais la vie psychothérapeute n’est pas non plus que liberté. Un psychologue doit tout de même répondre à certaines obligations, faire face à certaines contraintes. Pour s’installer comme psychologue libéral, il faut pouvoir se constituer une patientèle et donc savoir communiquer. Cela demande aussi de disposer d’un budget pour acheter le matériel, louer des locaux, mais aussi pouvoir vivre le temps d'avoir une patientèle régulière. Et puis il y a aussi toute une gestion administrative liée à l’ouverture du cabinet de psychologie : gestion de la comptabilité, édition des factures, déclaration de chiffres d’affaires… Cette dimension administrative peut très vite être chronophage lorsqu’on est la tête dans le guidon. Pour se faciliter la vie et pouvoir au mieux se concentrer sur le suivi psychologique de ses patients, il est utile de posséder un logiciel qui puisse vous aider dans votre quotidien.

Psychologue libéral en autoentreprise : le choix de la facilité

Choisir la micro entreprise comme statut juridique pour lancer son activité de psychothérapie est une bonne alternative. Les formalités de création sont simples et rapides et il n’y a que peu d’obligations comptables. Ce statut a tout de même ses limites. Le chiffre d’affaires plafonné à 72 600 € peut être rapidement atteint et les charges ne sont pas déductibles. Il y a encore peu, le patrimoine personnel de l’autoentrepreneur n’était pas protégé, mais depuis la promulgation de la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l'activité professionnelle indépendante, ce n’est plus le cas.

Astuce : Pour vous faire une idée du chiffre d’affaires que vous pourriez réaliser, n’hésitez pas à lire notre sur le salaire du psychologue clinicien 😉.

Si, pour votre cabinet de psychothérapie, vous souhaitez vous affranchir du plafond de recette et pouvoir déclarer vos charges, tout en gardant la même simplicité de création, vous pouvez vous orienter vers l’entreprise individuelle (EI). D’autres statuts comme l’EURL et le SASU peuvent aussi être envisagés si votre activité venait à se développer de façon importante. Pour en savoir plus sur les formalités administratives liées à la création de votre activité, n’hésitez pas à consulter notre guide d’installation pour psychologue libéral.

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Psychologue libéral ou autoentrepreneur : faut-il choisir son statut ?